Pendant longtemps, le dimensionnement des parkings s’est principalement appuyé sur des ratios relativement standards, définis en fonction des surfaces et des fonctions développées. Aujourd’hui, l’évolution des mobilités, la mixité croissante des projets et la pression sur le foncier invitent à aller plus loin : le nombre de places doit aussi être confronté aux usages réels, à la localisation et aux besoins spécifiques de chaque projet.
Trop de parkings peuvent représenter du foncier sous-utilisé et augmenter le coût d’un projet. Pas assez peuvent, à l’inverse, pénaliser son accessibilité et son attractivité.
Il ne s’agit plus uniquement de se demander : combien de places faut-il prévoir ? Mais plutôt : de combien de places avons-nous réellement besoin, pour quels usages et à quels moments ?
La voiture reste incontournable… mais pas partout de la même manière
Au Luxembourg, la voiture reste largement dominante dans les déplacements domicile-travail.
Selon une analyse publiée par le STATEC, 69 % des actifs utilisent la voiture pour se rendre au travail. Mais ce chiffre national masque de fortes disparités territoriales.
Entre 2011 et 2021, la part de la voiture dans les déplacements domicile-travail est par exemple passée de 54 % à 37 % à Luxembourg-Ville, tandis qu’elle reste particulièrement importante dans les territoires plus ruraux et proches des frontières.
Un shopping center périphérique, un projet mixte situé à proximité immédiate du tram ou un retail park moins bien desservi par les transports publics ne peuvent donc pas être pensés avec les mêmes besoins de stationnement.

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Dylan Baras
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