5 tendances à suivre dans le food & beverage

La plupart des acteurs de l’alimentaire sont sortis gagnants de la crise sanitaire. En effet, en tant que secteur de première nécessité, le food & beverage semble voué à rester toujours attractif. Pourtant, il ne cesse de se réinventer. La raison ? Tout d’abord, si l’alimentation est un besoin de base, la façon dont nous consommons les produits alimentaires est en évolution constante. D’autre part, la concurrence féroce entre les différentes enseignes les pousse à innover pour mieux répondre aux besoins des consommateurs. La preuve par ces cinq tendances.

1. Le ‘food to go’

Les consommateurs n’ont pas envie de passer leur vie à cuisiner, ce n’est pas nouveau. Même les confinements n’ont pas tout à fait bousculé cette tendance. Dans les supermarchés, les produits surgelés – et notamment les plats préparés – se sont vendus comme des petits pains, tandis que les sociétés de livraison comme UberEats et Deliveroo ont vu leur demande exploser.

Delhaize & Foodmaker : un partenariat innovant

Les plats à emporter ne sont pas en reste. Delhaize a décidé de surfer sur cette vague en nouant un partenariat à long terme avec Foodmaker, une chaîne de restauration rapide healthy. Delhaize vendait déjà des produits Foodmaker dans ses supermarchés et via son site web.

En 2021, la chaîne a décidé de gérer l’ouverture et l’exploitation de nouveaux restaurants Foodmaker en tant que master franchiser. Cela implique qu’elle aura l’exclusivité du développement de la franchise Foodmaker en Belgique et au Luxembourg, tandis que Foodmaker se concentrera sur l’aménagement des restaurants et le développement de ses produits. Un bel exemple de collaboration où chacun apporte son expertise pour faire grandir un projet ; bref, une démarche d’intelligence collective comme nous les apprécions.

Chick & Cheez, New York Pizza, Pitaya… : des nouvelles chaînes de fast-food

Autre secteur de la restauration qui ne connaît pas la crise : le fast-food, en expansion continue. Depuis toujours, ce secteur du food & beverage applique la recette omni-channel – sur place, à emporter ou livré à domicile – et celle-ci est parfaitement adaptée au contexte de la crise sanitaire.

Chaque année, des dizaines de nouveaux restaurants fast-food ouvrent en Belgique. Et chaque année, de nouvelles enseignes viennent s’ajouter. Bref, il y a de la demande, et l’offre suit.

Quelques exemples :

  • Chick & Cheez, une chaîne de restaurants proposant du poulet pané lancée par le groupe Quick Service Restaurant Platform (déjà à la tête notamment de Burger King, O’Tacos, McDonald’s et Quick) ;
  • Pitaya, spécialisé dans la street food thaï – 3 restaurants lancés, des dizaines à venir ;
  • New York Pizza, une chaîne bien établie aux Pays-Bas est qui a ouvert son premier restaurant belge à Louvain.

2. L’héritage urbanistique

Si les restaurants fast-food essaiment, on peut en dire de même des commerces d’alimentation bio. Cet écart dans les comportements de consommation est typique de notre époque. La croissance du retail bio vaut tant pour les ‘géants’ du bio que pour les plus petites enseignes.

Du côté des poids plus lourds, l’enseigne Bio-Planet (du groupe Colruyt) fêtait ses 20 ans en 2021. Pionnière des supermarchés bio, elle compte aujourd’hui 31 magasins et souhaite ouvrir 2 à 3 magasins supplémentaires par an.

Et dans les plus petites enseignes, il y a par exemple Biovita, qui a ouvert en 2021 son quatrième supermarché bio – à Ostende. L’offre privilégie des produits artisanaux et des légumes et fruits de saison provenant de fournisseurs régionaux.

Car oui, l’aspect local devient de plus en plus important aux yeux des consommateurs conscients, parfois même plus que le label bio. D’après une enquête menée début 2021 par iVox (source), 16,4 % des consommateurs belges ont commencé à acheter local pendant la pandémie, en plus des 42 % qui le faisaient déjà avant. Leurs principales motivations :

  • Soutenir l’économie locale (50,2 %) ;
  • Soutenir un développement durable (20,4 % – et 27 % chez les moins de 34 ans) ;
  • La qualité et l’authenticité des produits (14 %).

3. L’économie circulaire

Pieter Pot : un supermarché en ligne zéro déchet

À l’extrême de ce spectre du retail alimentaire vertueux, on retrouve les commerces ‘zéro déchet’, où les produits en vrac sont la norme. Leur philosophie : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. D’après Gondola, la Belgique comptait déjà plus de 250 magasins de ce type en 2021.

Outre l’ouverture de magasins indépendants ou de petites chaînes, notre pays vient d’attirer un acteur de plus grande taille : Pieter Pot, un nouveau supermarché en ligne ‘zéro déchet’. Cette marque néerlandaise vend des produits de longue conservation dans des bocaux en verre. Aujourd’hui, elle se lance chez nous – en Flandre dans un premier temps.

Carrefour & De Kringwinkel inaugurent un circle-wall

Mais l’économie circulaire parle aussi aux enseignes ‘traditionnelles’ du food & beverage. Car pour elles aussi, l’impact sociétal joue un rôle croissant.

En juillet 2021, Carrefour s’associait à De Kringwinkel pour inaugurer un ‘circle-wall’ dans le magasin Carrefour B-Park à Bruges. Dans ce ‘mur circulaire’, les consommateurs peuvent déposer toutes sortes d’objets recyclables ou réutilisables, des ampoules aux vêtements en passant par les piles usagées. Bien sûr, des points de collecte existent déjà pour tous ces produits ou déchets. Mais en les rassemblant dans un lieu de passage comme un magasin Carrefour, les initiateurs espèrent faciliter la démarche et donc stimuler encore davantage le tri et le recyclage.

L’enjeu est de taille : sur plus de 400 millions de tonnes de plastique produites dans le monde chaque année, 158 millions sont utilisées par le secteur de l’emballage (source), souvent à usage unique. Et le secteur alimentaire en est l’un des principaux utilisateurs. Mais un revirement semble résolument en marche. Toutes les multinationales de la grande consommation se sont désormais fixé des objectifs en la matière, et la demande en plastiques recyclés et en bioplastiques a fortement augmenté en seulement quelques années.

4. L’e-commerce

Pieter Pot, dont nous avons discuté plus haut, illustre une deuxième tendance : la montée de l’e-commerce dans l’alimentaire. Les concepts se déclinent à l’infini :

  • retrait en magasin de ses courses (beaucoup de grandes surfaces le pratiquent) ;
  • les supermarchés bio exclusivement en ligne, qui livrent à domicile : comme Pieter Pot donc, mais citons aussi Kazidomi, Greenweez… ;
  • les plateformes proposant la livraison de colis ingrédients + recettes : comme HelloFresh, qui a obtenu des résultats record depuis le début de la pandémie ;
  • et celles qui proposent carrément des plats tout faits, tout droit sortis de ‘ghost kitchens’. Citons Fresheo, une start-up namuroise démarrée en 2018 et qui s’est lancée en Flandre en 2021.

5. L’expérience utilisateur

Enfin, comme le reste du retail physique, les commerces alimentaires expérimentent en matière d’expérience consommateur – ou user experience. Voici deux exemples tout à fait différents.

Flash 10/10 : une épicerie sans caisses

Fin 2021, Carrefour a lancé son premier magasin Flash 10/10. Cette petite épicerie du 21ème siècle fonctionne sans caissiers et – plus étonnant – sans caisses. Son secret : l’intelligence artificielle, à savoir 60 caméras et 2.000 capteurs intégrés dans les rayons qui détectent automatiquement les produits choisis par les consommateurs. Le montant total du panier est calculé en temps direct.

Aldi Corner Store : un magasin de proximité convivial

En Australie, Aldi a lancé son premier Aldi Corner Store. À mille lieux du look et de l’offre habituels d’Aldi, ce magasin a été décoré par un artiste et propose un coin café et des produits très upmarket. Ici, le principe de départ – auquel nous adhérons à 100 % – est que les commerces alimentaires sont amenés à être plus que de simples magasins, au même titre que le reste du retail physique. Décor, service, produits qualitatifs, convivialité… tout est fait pour proposer une véritable ‘expérience’ aux consommateurs.

Conclusion

Il faut expérimenter, y compris sur des terrains où on ne nous attend pas. Et cela, les enseignes l’ont très bien compris. Les concepts évoqués ci-dessus ne vont pas nécessairement être déployés à une large échelle. Mais d’après nous, les enseignes veulent montrer qu’elles restent ‘dans le coup’, que ce soit en termes de technologie ou à tout autre niveau de l’expérience consommateur. Et cela nous semble très sain, dans un contexte aussi concurrentiel que l’alimentaire.

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